FESTIVAL DES ARCHITECTURES VIVES 2012
Festival des Architecture Vives 2012
Montpellier
VOLONTE / CONCEPT
La surprise est un état. Elle est vécue, ressentie.
La surprise arrive lors d'un changement dans les repères, les habitudes, les conventions. Elle résulte de l'inattendu.
La rencontre avec l'élément imprévu provoque la surprise. Les certitudes de celui qui expérimente la surprise sont alors modifiées.
La perte de repères entraine la remise en question du connu.
L'installation provoque la surprise mais pas seulement. L'idée est de profiter de ce changement d'état pour inviter le visiteur à se questionner sur son environnement immédiat et par extension sur l'ordinaire, le fait établi.
CONSTRUCTION
L'installation est d'apparence très simple: deux voiles se coupent en leur centre, ils occupent et partagent l'espace de la cour en quatre; dans ces voiles on trouve des ouvertures (portes, fenêtres).
Elle exprime de manière minimaliste deux éléments fondamentaux du langage architectural: le mur et l'ouverture, en s'attachant cependant à détourner certaines de leurs propriétés. Le mur est perméable, diaphane, il peut être traversé. L'ouverture est fixe, pleine, inamovible.
La structure des murs est réalisée en bois de construction. Les montants des ouvertures aussi. La section des éléments utilisés est de 20 x 5 cm.
Le remplissage des murs est le résultat d'un tissage vertical d'un fil élastique translucide (de type tuyau d'arrosage crystal 5 mm). Le rythme des verticales varie de 5 à 50 cm. La tension du fil est ajustée de manière à laisser un passage facile au travers du mur.
Les ouvertures (portes et fenêtres) sont obstruées par une plaque de bois. Les plaques sont fixes.
Des éléments de mobilier pourront être disposés au sol par les visiteurs. Ils seront dimensionnés de manière à ce qu'ils puissent être rangés dans le cadre des ouvertures. Soit: 90 x 60 x 20 cm et 200 x 90 x 20 cm.
PARCOURS
La première image que le visiteur découvre de l'installation se veut rassurante. Les formes sont connues, l'ambiance se veut légère, claire.
Puis viens le moment de la perte de repères. Les portes ne s'ouvrent pas, les fenêtres sont opaques, les murs semblent immatériels. Comment appréhender ce nouveau paradigme? Peut-on traverser les murs? Doit-on rebrousser chemin?
De l'autre côté on retrouve ceux qui ont tenté la traversée du mur. Leur état a-t-il changé ? Les certitudes sont-elles les mêmes?
Afin d'accompagner un possible questionnement, du mobilier est mis à disposition du visiteur.
Ces sièges ont une hauteur inhabituelle (20cm). Ils placent ainsi le visiteur dans une position assise basse. Il contemple la cour de l'hôtel particulier selon un point de vue différent.